Pendant l’été, le travail sur l’ossature se poursuit avec la réalisation de toutes les cloisons intérieures.
On imagine désormais mieux la volumétrie des pièces, leur luminosité et la vue sur l’extérieur dont elles disposent.
Bureaux sud à l’étageSalle de formation au nord du rez-de-chaussée
La pose de l’ossature comprend un grand nombre de points de détails :
bande résilientes pour assurer l’étanchéité à l’air ou l’isolement acoustique.
Détail de pose d’une bande résiliente
la quasi-totalité des assemblages sont de type tenon-mortaise, la pose de quelques sabots est cependant nécessaire
Une première visite du chantier a lieu ce lundi 21 juillet, en partenariat avec le réseau régional de la CAPEB, le centre de ressources ECOBATP LR, l’ADEME LR et la Région Languedoc-Roussillon.
Cette visite a réuni une soixantaine de professionnels de la construction venus découvrir le projet et plus particulièrement la mise en œuvre du lot ossature-bois.
La pose de l’ossature bois est menée tambour battant, en trois semaines le plancher intermédiaire, puis les murs du premier niveau et la toiture sont posés.
Détail d’un assemblage tenon mortaiseVue aérienne du montage de l’ossature du premier étage
La forme générale du bâtiment est simple, compacte et sans décrochés, pour limiter les surfaces déperditives et simplifier la construction.
L’orientation nord/sud permet de disposer judicieusement les locaux par rapport à leur orientation :
la majorité des locaux à occupation continue est au sud : quasi-totalité des bureaux et espace cuisine-repas,
les locaux de service sont au nord en position d’espace tampon : sanitaires, serveur et stockages divers,
la salle de formation est au rez-de-chaussée pour faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite. Son exposition nord la protège du rayonnement solaire direct tout en lui garantissant une lumière naturelle confortable,
les locaux techniques sont en position centrale pour optimiser la distribution des fluides, notamment l’air pour la ventilation double-flux.
Plan du rez-de-chaussée
Plan de l’étage
Une enveloppe sur-isolée
Les niveaux d’isolation sont importants, combinés à une parfaite étanchéité à l’air et à de forts apports solaires, ils réduisent drastiquement les besoins de chauffage.
L’ossature bois permet de supprimer la majorité des ponts thermiques, l’épaisseur de paille étant conservée dans la plupart des cas. Le seul pont thermique à traiter ce situe à la liaison entre le mur extérieur et le plancher bas. Dans ce cas, une isolation périphérique complémentaire est mise en œuvre le long du soubassement.
Pendant quelques semaines, le chantier est à l’arrêt à Fabrègues. L’essentiel du travail de réalisation de l’ossature bois a en effet lieu dans les ateliers de la société Sud Est Charpentes, à Cléon d’Andran dans la Drôme. Du tronc au panneau de toiture, récit de la visite des ateliers de l’entreprise.
Le choix d’une ossature bois isolée par bottes de paille s’est imposé dès les premières réflexions internes sur le projet. Les performances thermiques et environnementales de ce type de construction répondent parfaitement à l’ambition d’excellence que l’équipe d’IZUBA énergies souhaitait donner à son bâtiment. Le travail avec Vincent Rigassi et l’équipe de maîtrise d’œuvre a permis de confirmer et d’affiner ce choix.
Principes structurels
Appuyée sur la dalle béton du rez-de-chaussé, la structure en bois du bâtiment est composée de murs porteurs périphériques et intérieurs, de part et d’autre de la circulation. Ces murs soutiennent le plancher intermédiaire et la toiture. Le contreventement est assuré par les panneaux OSB intérieurs.
Plan structure du plancher intermédiaire
Murs porteurs
Les murs porteurs sont de deux types :
Mur porteur périphérique
Caisson bois isolé par botte de paille de 37 cm d’épaisseur.
Mur porteur intérieur :
Ossature bois 45/120mm isolée par laine de bois 120 mm d’épaisseur.
Plancher intermédiaire
La structure du plancher intermédiaire est constituée de solives fixées à une muraillère par un assemblage de type tenon-mortaise. Portant dans le sens nord/sud, le plancher est scindé en trois parties de portées différentes :
la partie sud porte sur 3.9 m
le plancher de la circulation ne porte que sur 1.2 m, les faibles sections nécessaires permettent le passage des réseaux aérauliques en faux plafond des circulations
la partie nord porte sur 5.6 m, c’est elle qui nécessite les sections les plus fortes
Dans les trois cas, la contrainte dimensionnante pour les solives du plancher intermédiaire est la présence de la chape à l’étage, pour laquelle une déformation minimale du plancher est admise, afin d’éviter les fissurations.
Préfabrication en atelier
La conception a fait dès le départ le choix d’une préfabrication en atelier de l’ossature bois sous forme de caissons pour les murs et la toiture. Réalisée à l’aide d’outils de fabrication assistée par ordinateur, elle assure une meilleure ergonomie du travail, une plus grande précision dans les découpes et les assemblages ainsi qu’un meilleur traitement de l’étanchéité à l’air.
Remis à Renaud Mikolášek, gérant d'Izuba, le 5 novembre dernier à l’occasion du salon Le Mondial du bâtiment, ce prix a été décerné par un jury de professionnels reconnus.
En attendant des cieux plus cléments, l'entreprise Jolie Terre intervient côté intérieur avec l'édification du mur de briques de terre crue et l'enduit intérieur.